La certification HAS évalue la qualité et la sécurité des soins dans l’établissement, pas la qualité du logiciel en abstracto. Pourtant, lors de chaque visite, les experts croisent les processus cliniques avec les preuves produites par le SIH : traçabilité, indicateurs, gestion des risques, continuité. Un système d’information mal aligné sur le référentiel affaiblit des pratiques pourtant solides sur le terrain.
Le référentiel HAS et le rôle du SIH
Le référentiel de certification des établissements de santé structure l’évaluation en chapitres (gouvernance, droits des personnes, prise en charge, maîtrise des risques, ressources humaines). Le SIH intervient transversalement : dossier patient, prescription, identification, gestion des événements indésirables, indicateurs de performance, archivage légal.
Les experts visiteurs demandent des démonstrations concrètes : « Montrez-moi comment vous tracez une prescription d’antibiotique de la saisie à l’administration », « Comment déclarez-vous un événement indésirable médicamenteux ? », « Quels indicateurs de sécurité présentez-vous en CODIR ? ». Le DPI doit répondre sans extraction Excel de dernière minute.
Indicateurs alimentés par le SIH
Les indicateurs de certification ne se limitent pas aux statistiques d’activité (nombre de séjours, durée moyenne). Ils couvrent la sécurité des soins : taux de prescription médicamenteuse, conformité du circuit du médicament, reprise du dossier à l’admission, respect des droits des patients. Un SIH qui agrège ces données en temps quasi réel permet au directeur qualité de piloter, pas seulement de compter après coup.
- Identification patient — taux de dossiers avec INS qualifiée, incidents identitovigilance.
- Prescription — délai validation pharmaceutique, alertes d’interactions surchargées.
- Documentation — complétude des comptes rendus de sortie, délais de signature.
- Événements indésirables — délai de déclaration, taux de retour d’expérience.
Test pratique : demandez à votre service qualité de produire, en une seule session, les cinq indicateurs ci-dessus pour le trimestre écoulé. Si la préparation exige plus de trois jours et cinq exports manuels, votre SIH n’est pas un outil de certification, c’est un archipel.
Préparation à la visite : dossier de preuves numériques
Six mois avant la visite, l’établissement constitue un dossier de preuves : captures de workflows DPI, extraits de journaux d’audit, exemples anonymisés de traçabilité prescription-administration, procédures de continuité SIH. La DSI participe aux simulations : que se passe-t-il si le DPI est indisponible une heure aux urgences ? Le plan de continuité est-il testé et daté ?
La ANSM rappelle la gestion des risques liés aux médicaments ; le SIH doit permettre de relier prescription, dispensation et administration pour analyser un événement indésirable. Cette capacité est un classique des questions visiteurs en pharmacie et soins infirmiers.
Amélioration continue post-certification
La certification n’est pas une photo : les recommandations HAS génèrent un plan d’actions, souvent avec des échéances sur le SIH (meilleure traçabilité, portail patient, interopérabilité). Le comité de pilotage SIH doit intégrer ces actions avec priorisation, budget et indicateurs de succès, pas les reléguer à « la prochaine version éditeur ».
Promed HIS comme socle de preuves
Promed HIS regroupe sur une plateforme DPI, pharmacie, laboratoire, imagerie, stocks et gouvernance les flux que la certification croise systématiquement. L’objectif n’est pas de « passer la HAS » avec un logiciel, mais de disposer d’un SIH qui produit des preuves cliniques exploitables au quotidien et lors de la visite.
Alignez votre SIH sur les preuves que les experts HAS demandent avant la visite.